ZOOM DH - février 2007
La révolte des mal classés ? D’une lutte promise à quatre équipes pour le maintien, elle semble être passée à neuf en quelques journées ! La faute aux quelques équipes derrière le quatuor de tête qui n’enchaînent pas les résultats et grâce à quelques mal classés qui se rebiffent. Ce championnat est décidément palpitant dans les deux moitiés de tableau. Et si d’énormes surprises venaient de là où nous ne les attendions pas ? « Je n’aimerais pas être à la place de certaines équipes en milieu de tableau » telle était le constat il y a deux semaine d’un entraîneur de DH mieux fortuné au classement et qui sentait venir le resserrement actuel entre la zone de relégation et le milieu de tableau. La marge c’est même resserré jusqu’à la Pointe en cinquième position qui ne compte que trois maigres points d’avance sur la place de barragiste occupée par Mende s’étant offert le scalp de ces même pointus il y a peu. Alors est-ce que tout est envisageable entre cette cinquième place et la zone rouge ? Il semble fort improbable de voir la Pointe se faire des frayeurs car elle impressionne toujours malgré l’irrégularité de ses résultats.
Les mathématiques commencent
Par contre à Lunel, l’entraîneur a commencé cette semaine à faire des calculs, constatant qu’ils sont exactement dans la même situation au classement (6e) et mathématique que Port La Nouvelle à la même époque l’an dernier. Celle-ci fut reléguée d’office malgré sa place de barragiste afin de maintenir le nombre d’équipes héraultaises dans cette poule en conformité avec les règles…Alors Louis Sattora « a fait passé le message aux joueurs car tout peut aller très vite si on ne prend pas les points nécessaires le plus rapidement possible ! ». Car derrière, les anciens condamnés ne perdent plus, ou moins. Mende et les Cheminots sont sortie de la zone de relégation au gré de gros résultats et en ce qui concerne le groupe de Cyrill Crama suite à cinq matches sans défaite. Après avoir perdu du temps à l’intersaison, il semble depuis deux mois avoir réussi à « resitué les joueurs qui ont aussi pris conscience en leurs possibilité ». Il déclare aussi « être déjà content d’être là à porté de fusil de beaucoup d’équipe devant. Après nos cinq défaites initiales on nous enterrait, cela prouve nos qualités mentales. L’avantage que l’on a désormais est que nous, nous étions préparer à jouer le maintien, tandis que certains pas du tout ». On pense à Narbonne, dans une situation embarrassante et qui peut devenir cauchemardesque si dans le football tout peut vraiment arriver comme on dit. Comment ses joueurs vont répondre dans une situation non envisagée en début de saison ? Chez Agde ou Béziers, point de surprise : « C’est pareil chaque année » déclare t’on. Les concernés savent que cela va se jouer à peu de choses dans un sens ou dans l’autre.
Castelnau-Le-Crès va mal
Ce n’est pas le même cas de figure à Castelnau le Crès relégué du CFA2. Même si le maintien est le mot d’ordre depuis le début, les héraultais envisageaient-ils d’être dans une si mauvaise situation à cette époque de la saison ? Le président Gilbert se dit « préoccupé par la situation », on le serait à moins que cela, avant d’ajouter qu’ « on essaye de trouver les solutions ». Le problème est qu’il ne va pas falloir tarder à les trouver. Elles ne sont pas venues du mercato qui aurait pourtant du palier au manque d’efficacité des joueurs d’Antoine Lazarro. Celui-ci affirme que l’ « on ne peut pas se le permettre financièrement. On doit gerer ce boulet économique encore cette saison » tout en restant optimiste grâce à un groupe qui voit revenir tout le monde dont Manu Sène qui offensivement avait apporté un équilibre offensivement avant sa fracture. Le coach enchaîne : « Rien n’est encore fait, l’inverse de ce qui s’est passé jusqu’ici peut se produire. On ne jette pas l’éponge, même les joueurs sont biens, il n’y a pas de mauvais état d’esprit et on bosse ». Le problème avec la jeunesse castelcressoise c’est qu’elle peut être héroïque une fois et s’écrouler la fois suivante. Ajouté à un manque de vice et de métier, tout cela ne parait pas la combinaison gagnante dans la course au maintien. Les joueurs de Lazarro seront vite fixés puisqu’ils se déplacent dès ce week-end à Mende enchaînant contre tous ses adversaires directs. La réception du Petit Bard le 25 février pourrait sonner le glas pour l’une des deux équipes. L’enjeu sera énorme et le Petit Bard l’abordera mieux dans son jeu et sur une bonne dynamique grâce à un effectif enfin au complet. Henri Fournier possède un très bon groupe et le retour en forme de Tayashi ainsi que d’autres cadres ouvre la porte de l’espoir. Même si les sept points de pénalités infligés aux héraultais ont fait mal. Février va livrer beaucoup d’enseignement et si le milieu de tableau ne fait pas le trou avec ses poursuivant, l’espoir sera toujours synonyme de rage, personne ne lâchera le morceau et l’on n’est pas au bout de nos surprises.